Archives for janvier, 2012

UNE RELIGION POUR CIMENTER UN EMPIRE

Posted on Jan 24, 2012 under drakkars | No Comment

En 987, les maîtres de la Russie avaient réussit à refouler les tribus nomades des Petchénègues et consolidé leur pouvoir dans la région conquise par Sviatoslav. Vladimir, son fils, allait avoir une attitude différente de celle de ses instables prédécesseurs. Les hommes qu’il dépêchait de Kiev partaient en quête de royaumes et de richesses d’une tout autre nature : une religion pour unifier l’Empire russe qui commençait à naître. Ses émissaires se dirigèrent vers l’est, vers l’ouest et vers le sud. A leur retour, ils firent état d’une  » odeur épouventable  » en Bulgarie. Ils dirent n’avoir trouvé aucun éclat aux églises de l’Allemagne catholique. Mais ils ne trouvèrent pas de mots assez éloquents pour les nuages d’encens et les dômes irréels des églises grecques orthodoxes de Constantinople où, disaient-ils  » nous ne savions plus si nous nous trouvions au ciel ou sur la Terre « . Vladimir réfléchissait toujours à la question lorsque, en 988, l’empereur byzantin lui rendit visite et lui fit une proposition où le salut spirituel se mêlait à l’intérêt politique : le souverain lui donnait sa soeur en mariage en échange de sa conversion, plus de 6000 hommes de troupe pour réprimer une révolte intérieure. Vladimir se fit baptiser cette année-là, et bientôt la nouvelle religion entraîna en Russie un afflux de prêtres, d’éducateurs et d’architectes d’obédience grecque orthodoxe et bulgare. En peu de temps, la souche spécifiquement scandinave se fondit presque en totalité dans la nouvelle culture gréco-slave.

GRAVURES RELATIVES AUX RELIGIEUX

Posted on Jan 24, 2012 under drakkars | No Comment

Première gravure :
Le clergé byzantin explique les rites de son Eglise aux envoyés de Vladimir qui est sur le point d’introduire en Russie la religion grecque orthodoxe. Ce prince devait y gagner une réputation de piété et trouva le réconfort dans sa religion d’adoption, non sans avoir auparavant joui, dit-on, des charmes de sept femmes et de 800 concubines.

Deuxième gravure :
De retour à Kiev, les émissaires du prince brossent un tableau élogieux des richesses de l’église orthodoxe. Ils rappellèrent alors à Vladimir que sa grand-mère Olga était parvenue à la sérénité spirituelle dans la foi des Byzantins. Ce dessin, dont la perspective est encore très grossière, représente les émissaires assis les uns sur les autres au lieu de l’être sur des bancs.

Troisième gravure :
Auréolé d’un nimbe, Vladimir reçoit le baptême orthodoxe grec sur les fonts baptismaux de Kherson, en Russie. Trois de ses sujets suivent son exemple. Ces fonts baptismaux étaient trop exigus pour se prêter au rythme de conversion escompté par le prince. Aussi finit-il par acculer ses sujets, sous la menace de l’épée, à se faire baptiser en masse dans le Dniepr.

BYZANCE FACE AUX VIKINGS, UN LOURD TRIBUT

Posted on Jan 22, 2012 under drakkars | No Comment

Oleg n’épargna pas ses efforts pour consolider et administrer le nouvel Etat russe. Il investit les rentrées des tributs dans des navires de guerre, en vue de descendre les fleuves russes vers des horizons plus lointains.
Constantinople, la capitale aux coupoles d’or était à deux semaines de traversée, de l’autre côté de la mer Noire. En 907, selon la chronique, Oleg arriva devant la Corne d’Or, à la tête d’une puissante flotte de 2000 navires avec, à leur bord, 80 000 hommes.
Une chaîne gigantesque lui barrait la route. Mais l’astucieux Viking, hissa ses bateaux sur le rivage en les équipant de roues,  » Quand le vent fut favorable, il mit à la voile et fonça droit sur la cité.  » Les Byzantins, effrayés, demandèrent la paix et renvoyèrent le Suédois chez lui avec un traité commercial et un trésor important, dont des voiles de brocart pour ses vaisseaux.
L’apogée de la puissance Viking en Orient fut atteinte par le petit-fils d’Oleg, Sviatoslav. Il commança, en 963, pour soumettre le grand Khan et les tribus bulgares le long de la Volga et du Danube. Mais, en écrasant ces populations, il laissa sans le vouloir le terrain libre aux Petchénegues, de farouches cavaliers nomades des steppes orientales. Et un jour Sviatoslav tomba lui-même dans une embuscade tendue par ces envahisseurs; son crâne devint une coupe doublée d’or dans laquelle les nouveaux maîtres burent à la mort des Russes.

GRAVURES DE VIKINGS FACE AUX BYZANTINS

Posted on Jan 22, 2012 under drakkars | No Comment

Première gravure :
Tentant de repousser une attaque dirigée contre Constantinople en 862 par Askold et Dir, le patriarche byzantin Photius immerge un manteau censé avoir appartenu à la Vierge Marie. D’après la chronique, la protectrice de la cité déchaîna une violente tempête qui  » sema la confusion dans la flotte des Rus impies  » et bloqua l’expansion scandinave pour cinquante ans.

Deuxième gravure :
Une armée Viking, aux bateaux flambant neufs et aux cavaliers montés sur de fiers destriers, encercle Constantinople au cours de l’attaque de 907 organisée par Oleg. Si les marins étaient des Scandinaves, les cavaliers étaient presque toujours des mercenaires qui étaient recrutés dans les tribus nomades des steppes. Les Nordiques enrôlaient également des volontaires slaves.

Troisième gravure :
L’attaque par mer ayant été contrecarrée dans un premier temps par une chaîne barrant la Corne d’Or, Oleg lâche ses légions autour de Constantinople, où un archer exécute un prisonnier implorant grâce, tandis qu’un soldat met le feu à une église. L’armée du Suédois saccagea et pilla, infligeant aux Grecs, dit la fameuse  » Chronique russe originelle « , les violences habituelles de la soldatesque.

Quatrième gravure :
Environnée d’une mer d’herbe, la flotte d’Oleg, montée sur roues et propulsée par le vent, roule vers les grandes portes de Constantinople. Les Byzantins terrorisés l’accueillent au son des trompettes en multipliant les gestes pacifiques. Selon la chronique, les Grecs offrirent 12 pièces d’argent pour chacun des innombrables tolets équipant la totalité des navires russes.

Cinquième gravure :
Lançant des projectiles enflammés, l’armée byzantine repousse, en 941, la flotte du successeur d’Oleg, Igor, qui espérait arracher aux Grecs des concessions encore plus intéressantes. Le feu grégeois était un mélange de naphte, de soufre et de salpêtre s’enflammant au contact de l’air. Il était projeté sur l’ennemi à l’aide de tubes ou lancés dans des pots en argile.

RELIQUES VIKINGS FONDATEURS DE LA RUSSIE

Posted on Jan 21, 2012 under drakkars | No Comment

Première gravure :
Les Vikings bâtirent des murs à Novgorod où régna Rurik, le chef suédois. Plus au sud, une douzaine de cités environ grandirent sur les bords du Dniepr en bénéficiant du commerce intensif pratiqué par les Scandinaves le long du fleuve.

Deuxième gravure :
Askold et Dir abordent un chef slave à Kiev pour le questionner sur le peuplement des rives du Dniepr où ils viennent d’accoster. La ville était un centre politique et commercial slave qui, après sa prise par les Vikings en 862, devint l’une des cités les plus rayonnantes d’Europe au plan de la culture, des oeuvres d’art et du négoce.

Troisième gravure :
Siégeant sur un coffre servant de trône, un chef viking du IX ème siècle se voit offrir des peaux par ses sujets slaves. Au début, des impots furent levés en proportion du nombre de charrues et de forges qu’un individu pouvait posséder. Au X ème siècle, le territoire fut divisé en régions administrées sous l’autorité d’agents collecteurs.

LES VIKINGS, FONDATEURS DE LA RUSSIE

Posted on Jan 19, 2012 under drakkars | No Comment

Pendant que Norvégiens et Danois se frayaient un chemin vers une suprématie en Europe de l’Ouest, les Suédois tournaient leurs proues agressives vers l’Est. Là, au milieu des forêts et des steppes, vivaient des tribus slaves mal armées, proie facile pour des hommes rompus aux combats, en quête d’esclaves et de peaux. Plus loin, les fleuves et les rivières serpentaient vers le sud , en direction de Byzance et les points de jonction avec les caravanes venant des marchés d’Orient.
Certains Vikings, les Varègues, se répendirent au sud et à l’est pour piller et faire du commerce. Bien d’autres demeurèrent en Russie et y vécurent en maîtres. Cette domination est rapportée dans la chronique russe originelle, un récit séduisant, romancé, rédigé initialement au XII ème siècle par des moines russes orthodoxes. Au XV ème siècle, des illustrations furent ajoutées et on découvre une délicieuse histoire imagée, dont des extraits, accompagnés du texte rédigé en vieux slave, sont reproduits ci-dessous. Au IX ème siècle, la puissance et le talent des Vikings avaient, selon la chronique, forcé le respect des tribus slaves qui les appelaient les Rus, d’un mot emprunté au terme finnois désignant les Suédois. L’histoire raconte qu’en 862 les Slaves firent aux Rus une offre alléchante;  » Notre pays est riche et immense, mais il est en proie au désordre. Venez gouverner et régner sur nous.  »
Un certain Rurik s’institua monarque, à Novgorod, d’une vaste contrée qui devint le pays des Rus. A partir de cette ville, deux de ses lieutenants, Askold et Dir, se dirigèrent vers le sud, en utilisant les rivières et les lacs sur 600 milles jusqu’à Kiev.
Cette ville devint un centre de transbordement entre la Russie septentrionale et l’empire byzantin. En 880, le successeur de Rurik, Oleg, descendit à son tour le Dniepr, écarta ses deux compatriotes et proclama Kiev,  » mère des villes russes « . Le maître de la nouvelle capitale fit fortifier le fleuve pour en faire une route commerciale et étendit sa suzeraineté sur les Slaves depuis Novgorod jusqu’à Kiev.

LA JUSTICE PRIMITIVE ET EXPEDITIVE DES VIKINGS

Posted on Jan 15, 2012 under drakkars | No Comment

Les Vikings d’Islande se singularisèrent par l’exploit d’être parvenu à vivre sur une terre particulièrement hostile, mais aussi par les lois qu’ils se donnèrent. Ces lois étaient inspirées d’un code norvégien et adaptées à l’existence dans l’île. Dix des principaux titres du code traitent de droit civil et criminel. Ceci n’a rien de surprenant chez un peuple contraint de partager si peu de terre cultivable. Un homme libre coupable de vol pour la première fois était seulement passible d’amende ou de flagellation mais, pour la même faute, un esclave pouvait être mutilé. Un récidiviste risquait la pendaison ou la mise hors la loi et un meurtrier encourait le même sort. Un autre chapitre était consacré à un sport en honneur chez les Vikings- les combats de chevaux. La loi stipulait : « Partout où un cheval sera poussé à se battre sans l’autorisation de son propriétaire, ce dernier percevra une compensation pour ce qui aura été fait par inimitié et malice. » Les deux derniers titres du code concernaient les choses de la mer – capitales pour ces insulaires. Le premier règlementait la distribution de tout ce qui pouvait s’échouer ayant quelque valeur. La charpente et la cargaison d’une épave, la graisse et l’huile d’une baleine. Le second régissait le commerce et les droits et devoirs des marins.
Pendant près de deux siècles, ces lois furent transmises oralement. Le code écrit qui nous reste, le Jonsbok, du nom de l’instigateur de cette codification, fut probablement rédigé vers 1280 et, même si les documents originaux ont disparus depuis, quelques 200 copies brillamment enluminées, comme l’atteste cette version du XVI ème siècle, demeurent pour témoigner de la législation islandaise. Saint Olaf étant le législateur islandais.

L’ AVENTURE MYSTERIEUSE DE SAINT BRANDAN

Posted on Jan 15, 2012 under Mysrères et légendes | No Comment

Son aventure débute quand l’intrépide abbé, sélectionne des moines aussi déterminés que lui. Le récit allemand nous dit : » ils revinrent tous avec leur supérieur, mais l’un fut enlevé au paradis et l’autre possédé par le diable « – une âme égarée qui, semble-t-il, déroba un collier d’argent découvert dans un château.
Menacé par un dragon, saint Brandan, qui a imploré Dieu de lui envoyer « un grand animal semblable à un daim pour brùler le monstre et le projeter dans les airs « , voit sa prière exaucée.
En arrivant au paradis, saint Brandan découvre « un tapis de pierres précieuses, d’or et d’émeraude. On apercevait une construction aux murs d’or et aux colonnes d’escarbouches; des plumes de paon en constituaient le toit et d’une fontaine coulaient des rivières de lait et de miel, de vin et d’huile  »
Un démon menaçant et brandissant de la lave invective saint Brandan : « Je pourrais vous tuer tous et vous plonger dans cette fournaise ardente pour les âmes que vous m’avez arrachées par vos prières. » Mais la puissance de la prière avait protégé le saint tout au long de son voyage.

LE MERVEILLEUX VOYAGE DE SAINT BRANDAN

Posted on Jan 11, 2012 under Mysrères et légendes | No Comment

Les premiers voyageurs ayant traversé l’Atlantique Nord ne furent pas des Vikings, mais des moines irlandais, comme saint Brandan, sillonnant le monde au nom du Christ. La littérature irlandaise abonde en récit de ce genre. Mais l’histoire du saint est mêlée à tellement de fantaisie que les biographes ont bien du mal à faire la part du vrai. Saint Brandan naquit près de Tralee, dans le comté de Kerry, à la fin du V ème siècle. Il eut une vie bien remplie. A soixante-dix ans, il avait fondé quatres monastères. C’est alors, d’après la légende, qu’il eut vent d’une traversée de l’Océan vers la « Terre promise des Saints « .
Sans souci de son âge, il s’embarqua avec 18 moines pour cette destination glorieuse dans un curragh irlandais à la coque de cuir,  » un très léger et minuscule vaisseau aux couples et au bordé de bois et recouvert de peaux préparées avec du tanin d’écorce et calfaté de suif. »
Ses aventures ressemblent à l’Odysée d’Homère; saint Brandan rencontra une baleine farfelue et une île dont les oiseaux chantaient l’office; il louvoya au milieu de glaces flottantes et échappa à des monstres; au large d’une île, il fut effrayé par un démon lançant des jets de lave et atteignit enfin la Terre Promise « . Après avoir exploré le paradis terrestre, le saint retourna en Irlande. Cette sympathique baleine Jasconieus transporta le bateau avec son équipage, en plein coeur de l’Atlantique occidental, vers de nouvelles terres; ils progressèrent de la sorte pendant 14 jours. Le cétacé espiègle permit même à ses passagers de prendre un pique-nique sur son dos. L’emplacement de cet Eden demeure un mystère. Mais au IX ème siècle des Vikings trouvèrent en Islande des moines vivant en ermites et signalèrent, plus tard encore, leur présence dans un endroit désigné par les sagas comme  » l’Irlande la Grande, située loin à l’ouest dans l’Océan près du pays de Vinland « .

LA PANOPLIE DE GUERRE D’ UN VIKING

Posted on Jan 10, 2012 under drakkars | No Comment

 » Nul homme ne doit se séparer de ses armes, car il ne sait jamais quand il en aura besoin », avertissait un poème. A l’époque violente des Vikings, un homme prudent les gardait à sa portée, qu’il soit fermier, commerçant, ou propriétaire d’esclaves.
Bien qu’utilisateurs d’arcs et de flèches au combat, les Normands préféraient la lance, l’épée et la hache. La lance était mortelle à courte et moyenne distance, et les sagas chantaient les hauts faits dont elle était l’instrument. Un guerrier du nom de Tryggvi et converti au christianisme devint ainsi fameux. Raillé comme fils de prêtre, il lança sur ses adversaires paiens une nuée de traits des deux mains en rugissant : « Voila », dit-il, » comment mon père m’a appris à dire la messe ! »
Mais rien ne valait la lourde épée et la fidèle hache de guerre, pour percer boucliers ou armures, et étendre un homme d’un seul coup. Si les Vikings produisaient l’acier, les plus fines lames venaient de France et d’Allemagne. Elles étaient donc très recherchées dans les pillages et le troc. On donnait des noms propres à ces acquisitions, comme « Mord la jambe », « La Féroce », « Longue et affilée », et les Vikings se les passaient amoureusement de père en fils. Les armes des Vikings allaient du bouclier usuel en bois et du fer de lance, à la tunique de cotte de mailles et à la hache de guerre incrustée d’un monstrueux animal en argent.