Archives for août, 2011

Santiano ( Chanson d’Hugues Aufray )

Posted on Août 03, 2011 under Chansons, la mer, le vent, les bateaux | No Comment

Cest un fameux trois-mâts fin comme un oiseau.
Hisse et ho, Santiano !
Dix huit noeuds, quatre cent tonneaux;
Je suis fier d’y être matelot.

(Refrain )
Tiens bon la vague tiens bon le vent.
Hisse et ho, Santiano !
Si Dieu veut toujours droit devant,
Nous irons jusqu’à San Francisco.

Je pars pour de longs mois en laissant Margot.
Hisse et ho, Santiano !
D’y penser j’avais le coeur gros
En doublant les feux de Saint-Malo.

( Refrain )

On prétend que là-bas l’argent coule à flot.
Hisse et ho, Santiano !
On trouve l’or au fond des ruisseaux.
J’en ramènerai plusieurs lingots.

( Refrain )

Un jour, je reviendrai chargé de cadeaux.
Hisse et ho, Santiano !
Au pays, j’irai voir Margot.
A son doigt, je passerai l’anneau;

Tiens bon la vague tiens bon le vent.
Tiens bon le cap tiens bon le flot.
Hisse et ho, Santiano !
Sur la mer qui fait le gros dos,
Nous irons jusqu’à San Francisco.

Présentation des pointus

Posted on Août 02, 2011 under pointus | No Comment

Les pointus devraient leur nom à leurs formes effilées à leurs extrémités. Construits à francs bords sur membrures sciées, ils se reconnaissent avec leurs grandes lignes dans tous les ports de Méditerranée Occidentale. Cette récente appellation du début du 19 marine, charpentiers, côtes, pêcheurs, vent, mer, ème siècle donnée par des officiers de marine toulonnais, séduits par leur originalité de formes galbées et qui n’ont subis que peu de modifications depuis l’antiquité. Nous pouvons les classer dans la veine des gourses, des mourres de pouar, des chebecs, des tartares, et des galères.

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Le mystérieux gabarit de pointu de Saint-Joseph

Posted on Août 01, 2011 under pointus | No Comment

Il n’y a pas très longtemps les charpentiers de marine, qui pouvaient être marins également, ainsi que beaucoup de marins avaient véritablement l’œil pour dessiner les lignes d’un bateau. Ce n’est que récemment que l’on construit des bateaux à l’aide de plans établis par des architectes. La méthode la plus simple était de sculpter une demi-coque et à la juger au coup d’œil, un marin expérimenté pouvait savoir de suite quel serait le comportement de ce bateau en mer. Après des corrections éventuelles, en ajoutant du bois ou en rabotant, on relevait les mensurations afin d’établir un gabarit sur lequel la coque sera construite. Comme pour le prêt-à-porter, ces gabarits étaient conservés pour construire d’autres bateaux identiques ou inspirés de ses formes. On procédait à cette technique sur les côtes française de l’Atlantique et de la Manche. En Méditerranée, c’est le gabarit de Saint-Joseph qui fut utilisé. Nous savons que Saint-Joseph est le patron des charpentiers, et d’ailleurs chaque année la fête de la Saint-Joseph honore les quelques nouveaux compagnons charpentiers, cérémonie inoubliable à laquelle j’ai souvent participé. Aussi, dans la tradition de certaines familles de constructeurs de pointus, on laissait entendre que ce gabarit, que le père tenait de son père, qui lui-même…Eh bien, ce gabarit, il avait été tracé à l’origine par le père de Jésus! En fait, le principe du gabarit de Saint-Joseph est que, à partir du seul maître-couple, il est possible de tracer tous les autres couples en se guidant sur un jeu de graduations avec une réglette, comme les stylistes en confection. Si le gabarit de Saint-Joseph est unique, la réglette est différente selon la taille du bateau à construire. Inutile de préciser, un gabarit et ses réglettes constituaient un vrai trésor, et la façon de s’en servir était un secret de famille bien gardé. C’est pourquoi, jusqu’à ce qu’il transmette son savoir à son successeur, un charpentier marin s’enfermait toujours pour tracer les gabarits du pointu à mettre en chantier.