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LES FINES NACELLES DES ETANGS DU LANGUEDOC

Posted on Fév 03, 2013 under pinasses | No Comment

La silhouette est proche de celle du Doris, c’est un vrai voilier muni d’un très grand safran qui augmente le plan antidérive. Sur les étangs des côtes du golfe du Lion, séparés de la mer par un cordon littoral percé de quelques passes, les nacelles étaient utilisées pour poser les nasses et les filets. On employait le terme  » nacelle  » pour désigner ceux de ces bateaux longs de 5 à 6 mètres, pour les moins de 4 mètres on employait  » négafol  » , et pour ceux dont la longueur était comprise entre 4 et 5 mètres , c’était le  » barquet « . Rien n’est plus simple que la voile latine de ce bateau: un triangle de voile envergué sur une antenne, une drisse pour hisser, une écoute pour border, et surtout trois manoeuvres permettant de contrôler précisément la position de l’antenne. Le devant et l’orse-poupe sont frappés sur le point bas ( le quart ) tandis que l’oste est pris sur son point haut ( le penne ). Ces 5 cordages permettent une bonne gamme de réglages en fonction de l’allure et de la force du vent. Ainsi, en jouant du devant, de l’orse-poupe et de l’écoute, on peut ouvrir ou fermer la voile, la creuser ou l’aplatir. Aux allures de près, dans les coups de vents, il faut choquer du devant pour soulager le bateau, bien plus efficace que de donner du mou à l’écoute. Aux allures portantes par petit temps, on peut laisser l’antenne monter à l’horizontale, perpendiculaire au mât: de cette façon, la voile surélevée trouve un vent plus fort et plus régulier. Mieux, elle a tendance à soulever l’avant du bateau, ce qui améliore la marche s’il y a un peu de clapot. Comme la voile au tiers, la voile latine a son mauvais bord: quand on navigue avec la vergue au vent du mât, on se retrouve à la mauvaise main. Mais cela ne nuit pas à son rendement.

LE MONOTYPE D’ ARCACHON

Posted on Fév 03, 2013 under pinasses | No Comment

C’est un canot à misaine bômée et possédant une dérive, avec ses 12 mètres carrés de voilure cela lui donne une puissance suffisante pour chevaucher le clapot du bassin d’Arcachon. Il est petit et ne mesure que 4 mètres seulement, mais il a apporté beaucoup de bonheur à des centaines de régatiers, promeneurs, pêcheurs et chasseurs de canards. Tel qu’on le connaît aujourd’hui, cette embarcation est construite sur un plan datant de 1935. Dans le but de construire des bateaux identiques, le Cercle de la voile d’Arcachon s’est affairée à élaborer d’autres dessins. Le but étant de régater à égalité de chances, en abaissant le coût de fabrication des bateaux.

LES PINASSOTES D’ ARCACHON: DES SPORTIVES

Posted on Fév 03, 2013 under pinasses | No Comment

Situé au beau milieu de la côte des Landes, le bassin d’Aacachon forme comme une petite mer intérieure. Dans sa majeure partie, ce vaste plan d’eau est occupé par des parcs à huîtres desservis par un labyrinthe de chenaux. Le terme  » pinasse « , construites en bois de pin désigne les bateaux de service, lesquels se caractérisent par une propulsion à la voile ou bien à l’aviron. Les pinassotes sont les plus petites de ces embarcations. Dans l’ensemble du bassin , ces embarcations sont amenées à lutter contre des courants virulents et doivent naviguer avec fort peu d’eau sous la quille. La pinassote est très fine et mesure 1,80 m au maître-bau pour 7 mètres de long. Elle est capable de flotter dans 20 centimètres d’eau et porte 25 à 35 mètres carrés de voilure. Mais par forte brise, la toile doit être fortement réduite et commencer à écoper, l’ensemble de l’équipage étant au rappel.

Bateaux de travail et du plaisir

Posted on Nov 28, 2011 under pinasses | No Comment

Nul part aussi bien que dans le bassin d’Arcachon, les conditions de navigation, le climat et le travail à accomplir ont à ce point dicté la conception d’un bateau aussi particulier que séduisant. Dans le terme  » pinasse », on pourrait pourtant relever une connotation péjorative…En fait, leur appellation vient de ce quelles sont construites dans le pin de cette forêt landaise qui s’étend jusqu’aux rivages du bassin. L’activité principale d’Arcachon est l’ostréiculture, l’élevage des huîtres, étant favorisé par le jeu des marrées qui renouvelle sans cesse l’eau sur les parcs. C’est justement afin de pouvoir naviguer même quand la mer se retire que les pinasses ont un si faible tirant d’eau. Les coques très basses permettent de plus de travailler pour ainsi dire au niveau de l’eau. Et comme, pour atteindre certains parcs aussi bien en avant qu’en arrière. Cette symétrie se retrouve d’ailleurs dans les deux cockpits aménagés de part et d’autre de la cabine, qui donnent aux pinasses un petit air de bateau de plaisance. Ce qui n’est pas faux! Car le jeu des marrées oblige parfois à rester bloqué par la basse mer sur un parc isolé. C’est pour autoriser une attente plus confortable, à l’abri du soleil estival ou des intempéries hivernales, que la pinasse possède une cabine. L’élégance de sa coque et cette cabine prometteuse de moments agréables ne manqua pas de séduire les bourgeois bordelais dont Arcachon était la villégiature favorite. Nombre de pinasses furent donc construites uniquement pour la navigation de plaisance. On les reconnaît d’ailleurs à leur cabîne un peu plus haute que celle des bateaux conçus uniquement pour le travail. A Arcachon, on les appelle » pinasses de Monsieur ».