Archives for Mysrères et légendes category

L’ AVENTURE MYSTERIEUSE DE SAINT BRANDAN

Posted on Jan 15, 2012 under Mysrères et légendes | No Comment

Son aventure débute quand l’intrépide abbé, sélectionne des moines aussi déterminés que lui. Le récit allemand nous dit : » ils revinrent tous avec leur supérieur, mais l’un fut enlevé au paradis et l’autre possédé par le diable « – une âme égarée qui, semble-t-il, déroba un collier d’argent découvert dans un château.
Menacé par un dragon, saint Brandan, qui a imploré Dieu de lui envoyer « un grand animal semblable à un daim pour brùler le monstre et le projeter dans les airs « , voit sa prière exaucée.
En arrivant au paradis, saint Brandan découvre « un tapis de pierres précieuses, d’or et d’émeraude. On apercevait une construction aux murs d’or et aux colonnes d’escarbouches; des plumes de paon en constituaient le toit et d’une fontaine coulaient des rivières de lait et de miel, de vin et d’huile  »
Un démon menaçant et brandissant de la lave invective saint Brandan : « Je pourrais vous tuer tous et vous plonger dans cette fournaise ardente pour les âmes que vous m’avez arrachées par vos prières. » Mais la puissance de la prière avait protégé le saint tout au long de son voyage.

LE MERVEILLEUX VOYAGE DE SAINT BRANDAN

Posted on Jan 11, 2012 under Mysrères et légendes | No Comment

Les premiers voyageurs ayant traversé l’Atlantique Nord ne furent pas des Vikings, mais des moines irlandais, comme saint Brandan, sillonnant le monde au nom du Christ. La littérature irlandaise abonde en récit de ce genre. Mais l’histoire du saint est mêlée à tellement de fantaisie que les biographes ont bien du mal à faire la part du vrai. Saint Brandan naquit près de Tralee, dans le comté de Kerry, à la fin du V ème siècle. Il eut une vie bien remplie. A soixante-dix ans, il avait fondé quatres monastères. C’est alors, d’après la légende, qu’il eut vent d’une traversée de l’Océan vers la « Terre promise des Saints « .
Sans souci de son âge, il s’embarqua avec 18 moines pour cette destination glorieuse dans un curragh irlandais à la coque de cuir,  » un très léger et minuscule vaisseau aux couples et au bordé de bois et recouvert de peaux préparées avec du tanin d’écorce et calfaté de suif. »
Ses aventures ressemblent à l’Odysée d’Homère; saint Brandan rencontra une baleine farfelue et une île dont les oiseaux chantaient l’office; il louvoya au milieu de glaces flottantes et échappa à des monstres; au large d’une île, il fut effrayé par un démon lançant des jets de lave et atteignit enfin la Terre Promise « . Après avoir exploré le paradis terrestre, le saint retourna en Irlande. Cette sympathique baleine Jasconieus transporta le bateau avec son équipage, en plein coeur de l’Atlantique occidental, vers de nouvelles terres; ils progressèrent de la sorte pendant 14 jours. Le cétacé espiègle permit même à ses passagers de prendre un pique-nique sur son dos. L’emplacement de cet Eden demeure un mystère. Mais au IX ème siècle des Vikings trouvèrent en Islande des moines vivant en ermites et signalèrent, plus tard encore, leur présence dans un endroit désigné par les sagas comme  » l’Irlande la Grande, située loin à l’ouest dans l’Océan près du pays de Vinland « .

Les barques fantômes de l’Ile de Sein

Posted on Nov 30, 0201 under Mysrères et légendes | No Comment

Dans Ïles bretonnes, Anatole Le Braz, l’auteur de « la légende de la mort chez les bretons d’Armorique », rapporte ce qu’on lui a raconté sur l’Ïle de Sein à propos du bag-noz ( bateau de la nuit ) ainsi que du bag-sorcerez ( bateau des sorcières ). Le bag-noz correspondait à la carrigel-an-ankou ( la charette de la mort ) qui, la nuit, passait de village en village pour faire le plein des damnés. En mer , et au péril de la mer, il arrive qu’au crépuscule, l’équipage d’un navire voit surgir dans la pénombre, la silhouette indécise d’un vaisseau mystérieux, toutes voiles dehors et pavillon noir en berne, dont nul ne peut dire de quelle direction il vient ni vers où il se dirige. Au moment où vous le regardez, il s’évanouit brusquement pour réapparaître aussitôt dans un autre azimut. Si vous essayez de l’accoster, il disparaît avant que vous ne l’avez rejoint. On aperçoit à son bord une foule nombreuse de pauvres marins en détresse qui hurlent et appellent au secours. Mais quand on l’approche, la vision s’efface et vous ne distinguer plus que l’homme à la barre, seul à son poste, que chacun pouvait reconnaître: c’était le premier défunt de l’année!. La rencontre de ce vaisseau-fantôme ou bag-noz, est un funeste présage: elle annonce un coup de tabac et, peut-être votre naufrage. Ne pas confondre avec le bag-sorcerez, car sur cette île de Sein où vivaient des sorcières qui utilisaient les grands paniers servant à récolter le goémon pour se rendre à des sabbats qui se tenaient au creux de la houle du large. Le bag-sorcerez était donc l’équivalent du balai des sorcières terrestres. Or, dans la pays du cap (pointe du Raz ), une autre information circule. Il paraît qu’à l’époque où beaucoup de pêcheurs avaient leur canot au mouillage dans un des nombreux abris ménagés par la falaise, on en compte une bonne douzaine entre Douarnenez et Audierne, certaines nuits, des coups violents étaient frappés contre les volets fermés d’une maisonnette. Réveillé en sursaut, le pêcheur sortait en hâte. Or, dehors, il n’y avait personne. Mais une force irrésistible le poussait à courir vers la baie des Trépassés. Là, une barque attendait qu’ilse mette à la barre pour lui faire franchir les rouleaux et mettre le cap au large. Cette barque était le bag-noz, le canot chargé de conduire les âmes des défunts vers l’au-delâ. Le lendemain, notre homme reprenait le cours normal de ses occupations, incapable de se souvenir de ce qui était survenu après les coups sourds contre ses volets. Comme après une nuit d’ivresse…Etonnant? Mais juste au nord de la pointe du Raz se trouve la baie des Trépassés, ce nom ayant deux origines possible: le fait que, par le jeu des courants de marée, les cadavres de nombre de périls en mer y échouent. Tandis que l’on croit savoir qu’à l’époque gauloise, l’Ïle de Sein était une terre sacrée qui servait de sépulture aux druides. Et c’est sur cette plage que l’on mettait à l’eau la barque funèbre.