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Vito Dumas, premier soilitaire à franchir les Trois Caps

Posted on Fév 01, 2011 under Les navigateurs solitaires | No Comment

Le navigateur Vito Dumas ( 1900-1965 ), un des précurseurs à entreprendre des grandes traversées en solitaire autour du monde, et premier à franchir les trois caps. Ces trois caps, celui de Bonne-espérance, l’Horn et Leeuwin ont bien le droit à la majuscule car ils balisaient les grandes routes du commerce maritîme, avant l’ouverture du canal de Suez et de Panama. Avec l’épopée des grands voiliers, on a pu voir avec quelles furies de vent et de houle sévissent en ces parages. Et pourtant, le voilier de Vito Dumas, baptisé Legb II, un ketch ne mesurant que 9,55 mètres de long, a réalisé un tour du monde contre vents et courants en plein conflit mondial, en 1942-1943. Or, même s’il s’agissait d’un ketch norvégien gréé en marconi, l’expérience manquait à l’époque pour affirmer qu’une petite coque serait capable d’affronter des latitudes hivernales. Mais pourquoi, la périlleuse aventure de Vito Dumas dans les quarantièmes rugissants demeure si peu connue?. Il est vrai qu’en cette époque de conflit, le plaisancier argentin comptait peu dans l’actualité mondiale. Le fait est que l’argentine n’était pas en guerre et que, pour un navigateur avide de bourlinguer, les mers du Grand Sud demeuraient les seules fréquentables. Pendant son épopée, il dut même envisager l’auto-amputation suite à une grave blessure au bras droit, les piqures pour soulager la souffrance ne faisant que peu d’effet. Un coup de roulis le fit même cogner sur son bras malade et la plaie se vidant de son pus le sauva, il termina son tour du monde en 272 jours de navigation. Il dira dans un livre  » la route impossible  » que quatres planches ont fait de moi un héros national. Je voulais d’avantage. J’ai choisi les mers les plus dures, les océans sauvages, pour aller où aucun homme ne s’était risqué seul, pour écouter mon chant intérieur. J’ai été le premier à sauver mon âme dans les quarantièmes rugissants. La route suivie par Vito Dumas laisse rêveur: Montévidéo-Le Cap ( 4 200 miles en 55 jours ), Le-Cap-Wellington ( Nouvelle-Zélande, 7 400 miles en 104 jours ), Wellington-Valparaiso ( Chili, 5 200 miles en 72 jours ), Valparaiso-Mar-del-Plata ( Argentine, 3 200 miles en 37 jours ). Mais Vito Dumas était un rude navigateur avec une expérience déjà longue: en 1931, n’avait-il pas fait la traversée Arcachon-Buenos Aires à bord d’un vieux huit mètres jauge internationale, voilier de régate conçu pour tout sauf une traversée océanique en solitaire!