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La yole de Bandry en mer

Posted on Jan 31, 2011 under La Yole de Bandry | No Comment

La Yole de Bandry

Posted on Jan 17, 2011 under La Yole de Bandry | No Comment

S’il en existe une qui résiste, c’est bien celle-ci, même si à l’époque il existait de nombreux types de chaloupes, cette chaloupe Amiral a traversée l’histoire en subissant bon nombre d’évènements, car c’est le plus ancien bateau de la marine française existant à ce jour.
Le début de son histoire remonte en 1796, la France est alors en pleine révolution. En cette même année, partant de Brest, une flotte de navires Français fut envoyée à destination de l’Irlande en soutient des Irlandais dans leur conflit avec l’Angleterre. C’est à l’arrivée en Irlande, en baie de Bandry, qu’une importante tempête dispersa et endommagea un grand nombre de bateaux, nous sommes le 21 décembre. La frégate Française, la Résolue, subira de forts dégâts après la collision avec le Redoutable. Deux jours plus tard, le commandant et l’Amiral Nielly de la Résolue envoient une chaloupe à l’eau qui est la propriété de ce dernier pour aller demander des renforts à l’Immortalité, au mouillage à vingt milles de là . Malheureusement pour son équipage, la chaloupe, poussée par des vents forts s’échoue sur la rive à Clough Beach, sur Bear Island, dans la baie de Bandry. L’équipage se voit dans l’impossibilité de repartir vers le bateau Amiral, la chaloupe n’ayant pas vocation à bien remonter le vent. L’équipage sera capturé et la chaloupe récupérée par Richard White pour finalement être entreposée pendant plus de cent ans comme trophée familial dans une grange. Elle sera exposée après la seconde Guerre mondiale dans le musée national maritime de l’Irlande à Dun Laoghaire, mais sans les avirons et espars qui ont disparus. Poursuivant son histoire, cette embarcation prend une étonnante renaissance en 1982, avec le lancement de « l’Atlantic Challenge de Brest » puis le « défi jeunes marins 2000 », popularisé par l’Américain Lance Lee et le Français Bernard Cadoret qui organiseront des compétitions amicales. Plusieurs dizaines de Yoles seront construites sur le même modèle et l’activité fleurissante. Cet évènement a lieu toutes les années paires depuis 1986, dans différents lieux d’Europe. De nos jours, douze pays adhèrent à cet évènement et lors de la dernière compétition, une douzaine d’équipes étaient inscrites.
La Yole de Bandry peu être propulsée à l’aviron ou naviguer sous trois voiles. La misaine à l’avant, le taillevent ou la grand-voile au centre qui est la voile principale, et le tapecul à l’arrière. Elle fut utilisée comme moyen de servitude et à l’époque c’était un bateau très rapide et très manoeuvrant, la petite carence restant toutefois à sa marche au près, le point positif étant de pouvoir se déplacer dans des eaux peu profondes du fait de son faible tirant d’eau.
Ses caractéristiques sont, une longueur de 38 pieds, une largeur de 6,10 pieds, un tirant d’eau de 11 pouces, un déplacement de 1800 livres, la longueur des avirons est de 18 pieds, et elle possède 3 voiles comme nous l’avons vu précédemment.
Elle fonctionne avec un équipage de 13 personnes, qui peu être réduit ou augmenté selon les conditions météo et de l’état de la mer.
Le maître de bord ou patron est responsable de l’embarcation. Il prend place face aux nageurs, à l’arrière du bateau et son rôle consiste à commander les manœuvres de voiles ou bien des mouvements d’aviron, il est à la barre et dirige l’embarcation. Dix membres d’équipages sont appelés nageurs et aussi responsables des manœuvres de voiles. Ils sont face au maître de bord et chacun est assis seul sur un banc, tournant le dos à l’avant du bateau. Chaque groupe de cinq nageurs manœuvres les avirons de leur coté respectif et étant donné la taille des avirons, les mouvements de chaque groupe doivent être synchronisés et une bonne coordination de l’équipe est nécessaire surtout lors de la mise à l’eau des avirons. Le nageur situé le plus à l’arrière de l’embarcation est appelé chef de nage qui a la charge supplémentaire de cadencer les autres nageurs. Généralement la navigation sous voiles se fait lorsque les avirons sont rentrés, à part quelques exceptions. A ce moment les nageurs adoptent un rôle différent afin d’exécuter les manœuvres de voiles, mais il reste toutefois des postes fixes comme le maître de mât qui hisse et affale la voile du mât dont il est responsable, ou encore les responsables d’écoutes afférés aux réglage des voiles . Pour compléter cet ensemble, deux brigadiers sont placés respectivement à l’avant et à l’arrière du bateau, dans la chambre arrière.