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Les clippers

Posted on Jan 10, 2011 under Clippers | No Comment

A l’origine, les premiers voiliers baptisés Clippers furent ceux de Virginie, devenus ensuite Clippers de Baltimore vers 1815. Avec un gréement de Brick-Goélette ou Brigantin, issus des plans de voiliers nègriers, ils mesuraient près de trente mètres avec des beauprés très longs. Ils deviennent ensuite des trois -mâts-carrés grâce à l’ allongement de leurs coques. De taille modeste (60 à 70 m de long ) très rapides et manoeuvrables, ils sont construits en bois au milieu du XIX ème siècle. Performants et de formes très marines, ils ont fait l’objet de défis homériques entre les capitaines sur la route du thé entre la Chine et l’Angleterre, du coton d’ Australie ou sur la route du cap Horn de la cote Est à la cote Ouest des Etats-unis .Le « Cutty Sark » un des derniers construits est le seul existant de nos jours, construit en 1869, mesure 85 m de longueur et 11 mètres de largeur, il peut porter jusqu’à 3000 mètres carrés de voilure. Par la suite , ce fut le démarrage de la construction des grands voiliers en fer, le glas fut sonné pour ces anciens voiliers, les remplaçant par des formes plus stand art et pouvant atteindre 140 mètres de longueur. Le mot Clipper en Anglais signifiant « ciseaux » évocation du bateau fendant les flots. Les Clippers célèbres sont le « Great Républic » 1853-1872, plus grand Clipper marchand jamais construit, le « Marco Polo » 1851-1883, les Clippers visibles restent le « Stad Amsterdam » et le « Cisne Banco »

LE CLIPPER D’ARGENTEUIL

Posted on Jan 09, 2011 under Clippers | No Comment

Sur la Seine, aux portes de la capitale, entre les ports d’Argenteuil et de Bezons, le cercle des voiliers de la basse-Seine, futur cercle de la voile de Paris, organisa des régates dès 1858. Et quelles régates! Les clippers d’Argenteuil étaient de vrais monstres. Ainsi la coque de Margot ne mesure que 6 mètres, mais entre la pointe de son bout-dehors et l’extrémité de sa bôme, on compte 12 mètres. Pour un tirant d’eau de 1,10 mètre dérive basse, l’extrémité du pic pointe à 11,60 mètre au-dessus de l’eau, et la surface de voile atteint 70 mètre carré. Ces voiliers démarraient bien sûr au moindre souffle d’air,et, quand la brise forcissait, l’équipage se tenait le plus au vent possible, déplaçant éventuellement un lest mobile composé de sacs de sable. Car on n’imaginait pas encore de pratiquer le rappel à l’extérieur de la coque. Cette époque est assez connue du grand public, grâce aux oeuvres des impressionnistes qui fréquentaient beaucoup les bords de Seine. Ainsi, Gustave Caillebotte (1848-1894), peintre et grand collectionneur, fut un régatier acharné. Il figure d’ailleurs parmi les convives du célèbre Déjeuner des canotiers de Renoir ! Caillebotte posséda et conçut lui-même de nombreux bateaux, auxquels il offrait des voiles de soie, bien plus légères que celles coupées dans le plus fin des cotons d’Egypte, mais qui coûtaient 1 000 francs de l’époque!