La Méditerranée ( Pierre Jalabert ) La Vie enthousiaste

Posted on Fév 06, 2011 under Poèmes marins | No Comment

Ce poème s’assoie sur un style qui est: l’apostrophe, un vocatif latin et dont l’auteur s’adresse en particulier à la mer et aux flots, dans un poème dont certains thèmes ne sont pas sans rappeler le célèbre Océano Nox de Victor Hugo.

O Mer, à l’innombrable et lumineux sourire;
Amante des soleils et des zéphyrs légers;
Toi, dont les chants berceurs ont des frissons de lyre
Quand tu roules ta vague au pied des orangers.

Mer, que les soirs bleutés nimbent de violettes
Et que les beaux midis ceignent de pourpre et d’ors,
Le pur esprit Latin, nourricier des Poètes,
Comme une fleur céleste a germé sur tes bords.

O flots, si vous avez de profondes mémoires,
Si vous vous souvenez des jours les plus lointains,
Que vous devez savoir de sublimes histoires,
Vous qui fûtes avant les premiers des humains !

Sur vos plages d’or pâle, où la vague se berce,
Que d’empires, de rois, de peuples sont passés,
Que la mort balaya, comme le vent disperse
Les cendres des varechs sur les sables glacés !

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