Une baleinière dans l’Antartique  » James Caird 1916  »

Posted on Jan 01, 2011 under Bateaux de l'exploit | No Comment

Ernest Shackleton ( 1874-1922 ), réussit à sauver et à ramener son équipage d’une incroyable épopée vers le pôle Sud. C’est en aoùt 1914, qu’il entreprit une expédition d’exploration en Antartique. Malheureusement, son trois-mâts, l ‘Espérance, se trouva immobilisé dans les glaces de la mer de Weddel et finit par être disloqué. Il fallait survivre dans ces conditions extrèmes, et l’équipage abandonna le navire, et en remorquant les trois embarcations du bord, ils marchèrent sur la banquise jusqu’à la mer libre. Ils atteingnèrent une île déserte de la péninsule de l’Antartique, l’ île de l’éléphant, après des efforts surhumains pour leur survie. Pour rejoindre la Géorgie du Sud, et obtenir des secours car sur cette île était installée une base de baleiniers, mais située à 1480 kilomètres. L’embarcation choisie fut la baleinière « James Caird « , une coque étroite et longue de 7 mètres, équipée de deux mâts et protégée d’un entoilage. C’est au court de l’hiver 1916, que six hommes prirent place dans cette embarcation, avec le pari suivant, ne pas faire naufrage dans ces mers peu acceuillantes, où la houle sévit en permanence balayée par des vents de tempête constants. Mais surtout, mener une navigation précise afin de ne pas manquer le but. La sanction, si l’on ratait la Géorgie du Sud, dans cette mer glaciale, était la mort car la plus proche terre serait l’Afrique. La baleinière James Caird appareilla le 24 avril 1916, évita le chavirage à plusieures reprises, et faillit manquer l ‘île au dernier moment du fait des courants de marée, mais toucha terre le 10 mai. Pendant dix-sept jours de combat en mer , c’était l’exploit de tous les instants. Pour le barreur qui devait négocier chaque vague sans perdre son cap, pour l’officier chargé de la navigation, dont la pire difficulté fut d’interpréter des colonnes de chiffres dans ses éphémérides aux pages collées entre-elles par l’humidité. Dans la lecture précise de ces documents et les observations au sextant dépendait la vie de tous à bord. Et de cette longue expédition, de cette formidable randonnée sur la banquise, Sir Shackleton ramena tous ses hommes!

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