Océane

Posted on Fév 08, 2011 under Poèmes marins | No Comment

Tu portes bien ce prénom attirant et mystérieux. Tout comme son origine, de l’antiquité et des océanides, tu fascines et attises la curiosité car chacun sait que, sous ton apparence, tu caches de très nombreuses qualités décrites dans le poème suivant, celui-ci est pour toi uniquement, dédié a toi, je te le souffle tel Eole, le Dieu du vent, ne se souciant de la distance, il soufflera assez fort afin qu’il te parvienne, de la part de ton doudou.

Originale par ta personnalité
Connaissances et spiritualité sont
Eternellement présentes en toi
Avec philosophie et sagacité, tu
N’oublies jamais ce qu’est la vie
Etonnante et merveilleuse tel l’océan.

http://www.youtube.com/watch?v=Uqz0TScvKmw&feature=related

Le pêcheur ( Victor Hugo 1802-1885 )

Posted on Sep 27, 2013 under Poèmes marins | No Comment

L’homme est en mer. Depuis l’enfance matelot,
Il livre au hasard sombre une rude bataille.
Pluie ou bourrasque, il faut qu’il sorte, il faut qu’il aille,
Car les petits enfants ont faim. Il part le soir,
Quand l’eau profonde monte aux marches du musoir.
Il gouverne à lui seul sa barque à quatre voiles.
La femme est au logis, cousant les vieilles toiles,
Remaillant les filets, préparant les hameçons,
Surveillant l’âtre où bout la soupe de poisson,
Puis priant Dieu sitôt que les cinq enfants dorment.
Lui, seul, battu des flots qui toujours se reforment,
Il s’en va dans l’abîme et s’en va dans la nuit.
Dur labeur! tout est noir, tout est froid; rien ne luit.

Tempête en mer ( Victor Hugo 1802-1885 )

Posted on Sep 27, 2013 under Poèmes marins | No Comment

Comme il pleut ce soir,
N’est-ce pas mon hôte?
Là-bas à la côte,
Le ciel est bien noir,
La mer est bien haute!
On dirait l’hiver;
Parfois on s’y trompe.
Oh! marins perdus
Au, loin dans cette ombre’
Sur la nef qui sombre
Que de bras tendus
Vers la terre sombre!
Pas d’ancre de fer
Que le flot ne rompe.
Le vent de la mer
Souffle dans sa trompe!

CHANSON ET POEME DE MANNICK RETIF EN 1980

Posted on Sep 26, 2013 under Poèmes marins | No Comment

Je connais des bateaux qui restent dans le port
De peur que les courants ne les entraînent trop fort
Je connais des bateaux qui rouillent dans le port
A ne jamais risquer une voile dehors.

Je connais des bateaux qui oublient de partir
Ils ont peur de la mer à force de vieillir
Et les vagues jamais ne les ont emportés
Leur voyage est fini avant de commencer.

Je connais des bateaux tellement enchaînés
Qu’ils ont désappris comment se libérer!
Je connais des bateaux qui restent à clapoter
Pour être vraiment sûr de ne pas chavirer.

Je connais des bateaux qui s’en vont à plusieurs
Affronter le grand vent au-delà de la peur
Je connais des bateaux qui s’égratignent un peu
Sur les routes de la mer où les mène leur jeu

Je connais des bateaux qui n’ont jamais fini
De partir encore chaque jour de leur vie
Et qui craignent pas parfois de s’élancer
Côte à côte en avant au risque de sombrer.

Je connais des bateaux qui reviennent au port
Lacérés de partout mais plus braves et plus forts
Je connais des bateaux débordants de soleil
Quand ils ont partagés des années de merveilles.

Je connais des bateaux qui reviennent toujours
Quand ils ont navigué jusqu’à leur dernier jour
Tout prêts à déployer leurs ailes de géants
Parce qu’ils ont un coeur à taille d’océan.

LE BATEAU DISPARU ( Amarante )

Posted on Sep 09, 2013 under Poèmes marins | No Comment

D’après le tableau de José Julio de Souza Pinto ( 1835-1899 )-Barco desaparecido ( 1890 )

Elle s’est apaisée, la gueuse rugissante.
Après le tumulte infernal,
Trois jours et quatre nuits de rage fulminante,
Sourd un clapotis machinal.

La grève est semée d’épaves enchevêtrées,
Monceaux de sinistre butin,
Voilures déchirées, carènes éventrées,
Séchant au grand air du matin.

Hagardes et prostrées, comme d’autres femmes,
Une pauvre veuve et sa bru
Observent l’horizon, scène de tous ces drames,
Cherchant le bateau disparu.

Un thonier ancestral, leur source nourricière,
Le seul et âpre gagne-pain
Où le fils fut maître à bord après que le père
Dessalât un jour de gros grain.

Près de l’ancre échouée, oeuvre du maléfice,
Une pauvre veuve et sa bru,
Des hommes de leur vie ayant fait sacrifice,
Pleurent le bateau disparu.

LES OCEANIDES

Posted on Sep 08, 2013 under Mythologie | No Comment

Elles sont 3000 et bien utiles à la procréation et aux délassements des Dieux, la mythologie n’a pas gardé la trace de tous leurs noms. Elles sont chargées de nourrir la jeunesse des hommes et s’associent à Apollon. De même, on les voit avec les grâces et les néréides en la compagnie d’Artemis.On peut tout de même citer les plus importantes:
Asia, Argia, Callirthoé, Calypso, Caphyra, Clyméné, Clythia, Doris, Electre, Europe, Eurinomé, Idyié, Métis, Perséis, Pléioné, Styx, Amphirho, Ocyrhoé, Cercéis, Plouto, Polydore, Eudore, Philyra, Harmonie, Tyché, Péitho, Admète, Prymno, Lanthé, Hippo, Amphitrite, Aéthra, Mérope, Pexaura, Polydora, Eudora, Acaste, Ianthe, Uranie, Zeuxo, Galaxaura, Xanthé, Périboéa, Dioné, Pétraéa, Télesto, Béroé, Mémobosis, Ménestho, Chryséis, Rhodèo, Pasithoé, Thoé, Ianéira, Lysithéa, Axasté.
Soit à peine 60 noms qu’engendra l’océan !

DERNIER COTRE CORSAIRE DE SURCOUF

Posted on Juin 07, 2013 under Côtres | No Comment

LE RENARD:
En 1812, le corsaire malouin Robert Surcouf, ayant fait fortune à la pointe de son sabre d’abordage, s’établit comme armateur à Saint-Malo. La guerre de course demeurant une activité rentable, il arma plusieurs petits bâtiments, dont le Renard. Quand on considère aujourd’hui cette coque très ronde de 17,35 m au pont, on peut se demander, même si cinquante gaillards experts dans l’usage du sabre, de la hache et du pistolet s’entassaient à bord, comment, un si petit bâtiment osait s’attaquer aux gros navires marchands. Eh bien, précisément, pour prendre un gros navire à l’abordage, un petit bateau se révèle idéal: sa coque basse sur l’eau passe sous le tir des canons ennemis, placés trop hauts, et, une fois bord à bord avec sa proie, ses vergues servent de passerelles pour lancer l’assaut ! Les équipiers déguisés de l’actuel Renard peuvent faire sourire, mais le jour du lancement, en mai 1991, un bon millier de Malouines et Malouins portaient le costume d’époque : c’est dire la passion de cette ville pour son bateau.Nul besoin de se grimer en Borgnefesse pour participer à une sortie à la journée sur le Renard. Chacun peut participer à la manoeuvre, et, si on en a  » plein les bras  » après avoir bordé la grand-voile, il est bon de se rappeler que le bateau a été volontairement sous-voilé par rapport aux vrais bateaux corsaires!

De Luc ( marin pêcheur )

Posted on Mai 09, 2013 under Poèmes marins | No Comment

Marins chevronnés, s’en vont pêcher
Voguent sur les mers déchaînées
Pêcher les poissons de leurs filets
Travail difficile ils sont usés

Marins sur le pont, mal rasés
Déchargent les poissons par milliers
Beaucoup ne seront pas gardés
Dans la mer ils seront rejetés

Marins aux coeurs solitaires
Cet océan est leurs univers
Ils seront mariés avec la mer
La terre, ils n’en ont que faire

Marins épuisés, reviennent sur terre
Fatigués de ce voyage de galère
Repos bien mérité, c’est clair
Pour ces pêcheurs hors pair.

LES GOELETTES DE L’ECOLE NAVALE: L’ETOILE ET LA BELLE-POULE

Posted on Fév 23, 2013 under Les navires-écoles | No Comment

Lancées à Fécamp en 1932, la Belle-Poule et l’Etoile portent le gréement typique des goélettes Paimpolaises qui traquaient la morue en Islande. Toutefois, ni l’une ni l’autre n’a jamais été armée à la pêche parce qu’elles avaient été commandées par la Marine nationale pour être des voiliers-écoles. En revanche, leurs lignes s’inspirent de la carène de certains dundées que les ports de la Manche-est armaient à la grande pêche. L’un d’entre eux est particulièrement connu : le Saint-Yves, navire-hôpital utilisé par la Société des oeuvres de mer et par le révérend père Yvon pour assister les terreneuvas pendant leurs campagnes. L’Etoile et la Belle-Poule sont rigoureusement jumelles, et seuls des détails tels que la teinte des espars ou un support de radar dans la mâture permettent à un oeil expert de les différencier. Comme la plupart du temps, les goélettes naviguent de conserve, chercher à les reconnaître est devenu le petit jeu inévitable à bord des bateaux de rencontre. Depuis leur lancement, menés par un équipage permanent composé de six officiers-mariniers et de dix matelots ( en plus du commandant ), ces deux bateaux ont formé des milliers de  » fayots  » aux finesses de la navigation que seule la voile permet d’acquérir. Ils ont couvert des milliers et des milliers de miles, et déjà subi plusieurs grands carénages, avec changement de diverses pièces de charpente. Cela explique l’air d’éternelle jeunesse qu’affichent en permanence l’Etoile et la Belle-Poule. A les voir aussi fringantes, on ne peut soupçonner que leur carrière remonte à 1940, quand, ayant rallié l’Angleterre, elles arborèrent la croix de Lorraine des forces françaises libres.

LES BORNEURS DE L’IROISE ET DE LA RADE DE BREST

Posted on Fév 22, 2013 under Les bateaux bretons | No Comment

On appelle  » mer d’Iroise  » les parages maritimes qui s’étendent entre l’archipel Ouessantin et l’île de Sein, à l’ouvert de la rade de Brest et de la baie de Douarnenez. Ce littoral est très découpé, avec de nombreux estuaires entrant profondément dans la campagne et des petites Iles qui ont été très peuplées. Il est peu de côtes où le petit transport maritime ait été et demeure aussi indispensable. C’est pourquoi les borneurs de la pointe du Finistère figurent parmi les derniers voiliers de travail lancés en France. Ainsi les gabares Andre-Yvette et Fleur de Lampaul ont été construites respectivement en 1936 et 1948, et le Dundée Notre-Dame de Rumengol en 1945. Dès l’origine, ces bateaux ont été motorisés, mais on les voyait encore voilure haute à la fin des années 1970. Entièrement restaurées, ces coques vénérables ont encore de longues années à vivre, après une riche carrière : André-Yvette a été pendant un temps transformé en yacht, Fleur de Lampaul embarque des enfants pour des croisières de découverte du milieu océanique, aux Açores où ils étudient les baleines. Pour bien comprendre ce type de bateau, il suffit d’examiner la vie de Notre-Dame de Rumengol. Son armateur était un négociant en bois de construction, qui possédait des coupes de bois en rade de Brest. Ce seront les premiers transports du Dundée. Puis il prendra le large vers l’Algérie pour assurer le transport des vins très alcoolisés qui étaient employés jusqu’aux années 1960 pour améliorer certains produits de l’Hérault et même du Bordelais. Ensuite, il transportera du sel de Noirmoutier, des choux-fleurs du Finistère nord, du naissain de moules et d’huîtres…navigation qui le mèneront sur toutes les côtes de la Bretagne et de la Manche, voire en Angleterre. Jusqu’en 1981, on le verra sillonner la rade de Brest avec des chargements de maerl ( sorte de corail dragué devant les côtes du Finistère ) et de sable, très utilisés pour amender les champs de primeurs.

ALTAIR

Posted on Fév 22, 2013 under goelettes | No Comment

Par vent faible et vent arrière, Altair remplace sa voile de misaine aurique, qui peut être ferlée entre sa corne et sa bôme par un fisherman placé entre le grand-mât et le mât de misaine, tandis qu’à l’avant elle porte un grand spinnaker. Il faut également noter qu’en plus du fisherman l’équipage a réussi à établir une voile d’étai. Cette faculté de présenter au vent un maximum de voiles est tout à fait caractéristique des gréements traditionnels. Même sur un petit cotre, aux allures portantes par faible brise on arrive à hisser tous les focs dont on dispose, et même à en déployer sous la bôme. Quand cette goélette franche fut mise à l’eau, son constructeur et architecte William Fife fêtait ses 73 ans ! Ce fut là une de ses plus belles créations ; un navire de 33 mètres à la coque, déplaçant 161 tonnes, avec un tirant d’eau atteignant 4 mètres. Altair figure parmi les derniers vrais grands voiliers de l’histoire du yachting : sa restauration en 1987 et sa régulière participation aux régates de la Nioulargue depuis laissent imaginer ce que fut l’Age d’or de la navigation de plaisance.